LES RÉCITS DU NICKEL EN NOUVELLE-CALÉDONIE (1853-1960)

BANARÉ EDDY


Comment fonctionnaires, journalistes, nouvellistes, romanciers ou poètes ont dit l’histoire du nickel en Nouvelle-Calédonie ? Raconter une histoire, fonder une mémoire, c’est aussi attribuer des rôles tout en agissant sur le réel, pour le meilleur et le pire. Dès les années 1860, de nombreux textes évoquent l’activité minière en Nouvelle-Calédonie, son organisation, sa structure de commandement, la vie des mineurs et les conflits entre les catégories sociales. Quel langage spécifique est recrée par les textes littéraires ? Comment rendent-ils compte du véritable argot minier qui a existé et existe peut-être encore ? Il s’agit également de saisir dans quelle mesure cet argot a pu être une traduction du discours colonial français. Ces écrits témoignent surtout d’une partie d’un imaginaire minier spécifique à la Nouvelle-Calédonie : celui qui s’est élaboré à partir du prisme changeant de l’idéologie coloniale française de 1853 jusqu’aux années 1960. Pour comprendre la façon dont les textes littéraires agissent sur les représentations de la mine, il a été nécessaire de les aborder comme des constructions. En effet, même les témoignages qui semblent marqués de la plus pure authenticité sont des faits de discours qu’il faut démonter et dont il faut décrire les relations dans un modèle toujours dynamique. La Nouvelle-Calédonie est ici exemplaire lorsqu’il s’agit de montrer comment une littérature participe autant à l’invention d’une communauté qu’à des conflits. Eddy Banaré est Docteur en Littérature Comparée, il est né à la Martinique. Il se consacre à l’étude des littératures du Pacifique francophone (Nouvelle-Calédonie) ainsi qu’aux relations entre presse et littérature coloniales.





94,80 €

Fiche technique

Collection FRANCOPHONIES
Format 15,5X23,5
No dans la collection 0001
Nombre de volume 1
Nombre de pages 432
Type de reliure RELIÉ
Date de publication 30/10/2012
Lieu d'édition PARIS
ISBN 9782745323682
EAN13 9782745323682

Table des matières