Dès le XVe siècle en Italie, puis progressivement à travers toute l’Europe, les médecins et les chirurgiens ont cherché par l’ouverture des corps de leurs patients décédés à mieux comprendre les causes des maladies et à progresser dans l’art de guérir. Bien avant Morgagni et son De sedibus et causis morborum (1761), l’anatomie pathologique s’est lentement construite à travers ces observations.
À partir d’un large corpus de textes médicaux européens (de 1500 à 1761), cette étude retrace la genèse et les conditions matérielles de la pratique des nécropsies, ses liens avec l’anatomie du corps sain et son rôle dans la formation du savoir médical. Elle accorde une place centrale au Sepulchretum du médecin suisse Théophile Bonet (1679), œuvre monumentale rassemblant des milliers de récits de nécropsies de centaines d’auteurs différents. Elle en suit la diffusion, l’influence sur l’anatomie pathologique du XVIIIe siècle et décrit l’émergence d’un regard critique sur les limites et la portée de cette nouvelle science du corps malade.
Anne-Sophie Pimpaud est médecin et docteur en histoire (EPHE-PSL).
Livre à paraître
Date de disponibilité :
| Collection | SCIENCES TECHNIQUE |
| Format | 15,5 X 23,5 CM |
| No dans la collection | 0026 |
| Nombre de volume | 1 |
| Nombre de pages | 454 |
| Type de reliure | BROCHÉ |
| Date de publication | 27/11/2026 |
| Lieu d'édition | PARIS |
| EAN13 | 9782745366498 |
| eEAN13 | - |