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Des romancières font parler des hommes dans leur fiction. Elles interrogent ainsi des situations intersectionnelles depuis une perspective autre, en remettant en question la masculinité hégémonique. Leurs narrateurs, qu’ils en soient conscients ou non, sont marqués par diverses formes de marginalité. Quoi qu’ils en aient, ils sont perçus à travers leurs écarts vis-à-vis des normes sociales, leur distance vis-à-vis de l’action. Ils se constituent suivant deux dynamiques : d’une part, une dynamique d’altérité, qui accentue l’écart de genre, qui révèle la différence entre les positionnements sociaux masculins et féminins, d’autre part une dynamique neutre, qui au contraire brouille les frontières et estompe les distinctions. Les romancières dont il sera question ici inventent des voix narratives qui jouent de ces deux dynamiques, en les configurant selon leur singularité propre dans l’écriture du récit. Parmi de nombreuses voix et de nombreuses plumes, au croisement des géographies littéraires, on s’arrêtera plus précisément sur Ananda Devi, Azza Filali et Linda Lê.
Florian Alix est maître de conférences HDR à Sorbonne-Université, rattaché au CIEF / CELLF. Spécialiste en études francophones, il travaille sur les relations entre littérature et savoir et sur les rapports de genre (gender) mis en forme dans les textes narratifs.
Livre à paraître
Date de disponibilité :
| Collection | FRANCOPHONIES |
| Format | 15,5 X 23,5 CM |
| No dans la collection | 0020 |
| Nombre de volume | 1 |
| Nombre de pages | 468 |
| Type de reliure | BROCHÉ |
| Date de publication | 25/09/2026 |
| Lieu d'édition | PARIS |
| EAN13 | 9782745366924 |
| eEAN13 | - |